Selon le dernier baromètre de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), plus de 50 % des jeunes français âgés de moins de 25 ans s’informent principalement via les réseaux sociaux et les plateformes d’IA.
Plus à l'aise avec le numérique, dans lequel ils baignent depuis qu'ils sont tout petits, ces « digital natives » n'hésitent pas à aller chercher des informations hors du périmètre des médias traditionnels, et donc sans les vérifications opérées par les journalistes.
Dans ce contexte, ils ont aussi bien accès à de vraies infos qu'à des fakes news, ce qui les oblige à faire le tri par eux-mêmes alors que les seniors n'ont pas toujours ce réflexe.
Les ados, champions des réseaux et filtres à fakes news
Selon une étude de l’Association e-Enfance/3018, réalisée par l’Institut Toluna Harris Interactive, les réseaux sociaux constituent la première source d'information pour 69% des 16-18 ans, tandis que 73 % des jeunes disent repérer régulièrement des fausses informations, et que 60 % déclarent vérifier les contenus qu’ils consultent.
Des chiffres qui montrent que beaucoup d'adolescents sont conscients des biais propres aux algorithmes, et des risques sous-jacents. Oscar, 17 ans, lycéen à Paris, explique : « Je m'informe via TikTok ou Instagram, tout dépend de ce que je cherche. Quand je veux une information plus concrète, j'utilise l'IA, principalement ChatGPT. Il faut prendre chaque information avec des pincettes, parce que ce n'est pas tout le temps vrai, et la plupart du temps pas sourcé. »
Un peu plus jeune, Philémon, collégien à Montreuil en Seine-Saint-Denis, ne dit pas autre chose en déclarant que « l'IA est peu fiable car elle utilise aussi bien les bons et les mauvais arguments pour produire une réponse. »
Face à cette grande maturité générationnelle, la dynamique a tendance à s’inverser. Ce sont souvent les enfants qui expliquent à leurs parents comment fonctionnent TikTok, Snapchat ou les flux de recommandations de YouTube, alors que les conseils parentaux restent généralement centrés sur le temps d’écran ou les risques de harcèlement.
Les seniors, principaux vecteurs de la désinformation
Les travaux menés par l'unité de recherche du CNRS LaPsyDÉ (Laboratoire de Psychologie du Développement et de l'Éducation de l'Enfant) montrent que la capacité à détecter les fake news progresse graduellement avec le développement du raisonnement critique, mais aussi avec la maîtrise des outils.
Là encore, les ados deviennent des relais de bonnes pratiques. Lorsqu’ils apprennent à repérer une fake news, que ce soit par eux-mêmes, en classe ou via des ateliers, ils partagent leur expérience à la maison, corrigeant parfois les comportements douteux de leurs parents sur les réseaux sociaux.
En effet, les seniors, désormais eux aussi hyperconnectés, partagent du contenu à outrance, mais sans forcément prendre les précautions nécessaires.
Les 50-75 ans partagent sept fois plus de fake news, notamment sur Facebook, que les jeunes.
Il y a quelques années, une étude publiée dans Science Advance, révélait que les 50-75 ans partagent sept fois plus de fake news, notamment sur Facebook, que les jeunes.
Pour ne rien arranger, les médias en ligne générés par l'IA se multiplient, et les seniors sont souvent les premiers à tomber dans le panneau. Selon une étude réalisée par l’institut Médiamétrie, 251 faux sites d'information ayant attiré 15,7 millions de visiteurs uniques par mois, dont 74% avait plus de 50 ans, ont été identifiés en 2025.
Tout ceci fait que ce sont souvent les adolescents qui expliquent à leurs parents comment une vidéo peut être trafiquée, pourquoi une image virale sur un réseau n’est pas forcément authentique, ou comment fonctionnent les filtres IA sur les applis.
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