Apprendre à gérer ses emails, des petits gestes aux grands impacts

Publié le : 21-06-2020

#conseilsetastuces Numérique responsable

L’envoi d’un email avec pièce jointe utilise autant d’énergie qu’une ampoule allumée pendant 24h. Apprendre pas à pas à modifier ses habitudes énergivores est nécessaire pour avoir un quotidien plus vert. Alors prêt à balayer ?

Miguel Padrinan by Pexels
Miguel Padrinan by Pexels
Miguel Padrinan by Pexels

Les clichés concernant l’email ont la peau dure. Une fois envoyés, ces courriers électroniques ne laisseraient rien derrière eux contrairement aux lettres manuscrites que l’on considère comme les seules responsables d’une communication néfaste pour la planète. Il n’en est pourtant rien. Les emails que nous envoyons au quotidien sont stockés par des serveurs informatiques hébergés dans des data centers (centres de données), véritables mémoires de nos vies numériques et de nos données personnelles. Ce « cerveau géant » fonctionne en permanence ce qui le rend fortement consommateur d’énergie, entraînant l’émission de quantités non négligeables de gaz à effet de serre favorisant le dérèglement climatique. Aïe…

 

 

Après la visite de sites Internet, l’email décroche donc la médaille d’argent des services en ligne les plus utilisés comme le concédait en 2020 Arobase.org. De part et d’autre de l’hexagone, ce sont environ 42.2 millions d’emails qui se trouvent envoyés chaque jour et on estime qu’une entreprise de 100 personnes génère chaque année rien qu’à son envoi de courriers électroniques 13,6 tonnes d’équivalent CO2, soit l’équivalent de 14 allers-retours Paris et New York. Joindre des pièces-jointes volumineuses à ses emails, envoyer des emails à de façon massive (par l’intermédiaire de listes automatiques) ou bien ne pas mettre à jour son carnet d’adresses sont autant d’actions énergivores. En modifiant ses habitudes d’utilisation, il est pourtant possible de réduire cet impact. Alors comment faire ?

 

 

Alléger ses emails

 

Plus souvent poids lourd plutôt que poids plume, l’email s’encombre de pièces jointes à l’impact énergétique insoupçonné. « Un courriel avec pièce jointe d’1 Mo a un impact énergétique de 25 W/h, soit l’équivalent de deux heures d’usage d’ampoule basse consommation. Le moindre email émet 4 g d’équivalent CO2 (fonctionnement + fabrication de l’ordinateur et des serveurs), un email avec une pièce volumineuse peut atteindre 50g », expliquait Mike Berners-Lee, expert sur le sujet de l’empreinte carbone, au magazine Science et Avenir.  

Préférez alors les liens dans les emails à l’ajout de fichiers volumineux en pièces jointes. Des plateformes telles que WeTransfer sont spécialement conçues à cet effet. S’il n’est pas possible de faire autrement, il est alors préférable de transférer l’email d’origine. De surcroît, l’utilisation d’images ou de PDF basse définition est favorable.

 

 

Choisir une signature sans fioritures

 

De nombreuses boîtes email donnent à leurs utilisateurs la possibilité de personnaliser leurs signatures en intégrant des infos personnelles (téléphone, entreprises, adresse…) mais aussi des images les représentant comme un logo de société. Tout comme une pièce jointe, ces signatures, si elles sont trop lourdes, peuvent avoir un impact environnemental négatif. Alors, on privilégie une signature simple pour répondre aux emails quotidiens.

 

 

Cibler ses destinataires 

 

D’après les calculs de l’ADEME (agence de la transition écologique), envoyer un email à 10 destinataires multiplie par 4 l’impact sur le changement climatique. Alors on réduit ses envois en étant certain d’adresser le bon message au(x) bon(s) destinataire(s).

 

 

Sortir ses poubelles 

 

On ne le répétera jamais assez, conserver une montagne d’emails non seulement encombre votre boîte email, mais pousse aussi votre consommation d’énergie. Il est donc conseillé de vider fréquemment sa corbeille de messagerie et d’archiver ses emails importants sur son ordinateur afin de limiter le stockage des données sur les réseaux. Un peu de tri n’a jamais fait de mal n’est-ce pas ?

 

 

 

Faire la chasse aux spams

 

Tous les jours, vous recevez de nombreux messages publicitaires dans votre boite email. Selon Arobase.org, le spam représenterait entre 55 et 95 % du trafic total de l’email.  Difficile pourtant de faire le tri entre les courriels que vous avez sollicité et ceux qui vous sont imposés. Découvrez 4 réflexes pour garder le contrôle et lutter contre les spams : 

1 – Créez une adresse email que vous utiliserez uniquement pour vos achats en ligne et l’inscription à vos newsletters : vous éviterez ainsi l’engorgement de votre boîte principale. De plus, différencier le pro et le perso permet de ne plus s’emmêler les pinceaux.

2 – Si le courriel provient d’une entreprise avec laquelle vous êtes déjà en contact, vous pouvez gérer vos abonnements aux newsletters en cliquant sur le lien de désabonnement proposé en bas de chaque message.

3 – Si le courriel ne provient pas d’une entreprise avec laquelle vous êtes déjà en contact, n’ouvrez pas le message. Si vous l’ouvrez, vous confirmerez à l’émetteur que votre adresse est active et vous continuerez de recevoir ces sollicitations (optez pour un ghosting simple). Déplacez les messages concernés vers le dossier « spam » ou « courrier indésirable » de votre messagerie. Videz régulièrement ce dossier.

4 – Surtout : ne jamais ouvrir les pièces jointes ou cliquer sur les liens intégrés dans le message d’un spam. Si vous faites cette erreur, l’expéditeur pourra récupérer des informations par le biais de cookies ou autres traceurs informatiques.

 

 

 

Astuce Orange

 De nombreuses entreprises et organismes proposent  désormais à leurs clients de définir la façon dont ils  souhaitent être contactés. Si vous êtes client Orange,  vous pouvez le faire en cliquant ici.