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Dur dur de résister à l'envie de partager les exploits de sa progéniture à la plage ou dans les arbres, lors de sa première séance d'accrobranche ! Les vacances en famille charrient leurs lots de moments précieux que l'on souhaite capturer pour toujours… et publier en story de manière plus ou moins éphémère.
Le problème c’est que ces images sont souvent partagées sans leur consentement. De plus, en publiant des photos de votre enfant sur les réseaux sociaux, vous acceptez que ces informations personnelles deviennent la propriété des plateformes en ligne.
Pour enrayer ce phénomène, l’Assemblée Nationale avait voté, en octobre 2023, une proposition de loi portée par Bruno Studer (Renaissance), qui visait à mieux protéger le droit à l’image des enfants face à l'exposition excessive auquel les soumettent certains parents sur les réseaux sociaux.
Le problème c’est que ces images sont souvent partagées sans le consentement des enfants en question. De plus, en publiant des photos de votre progéniture sur les réseaux sociaux, vous acceptez que ces informations personnelles deviennent la propriété des plateformes en ligne. Pour enrayer ce phénomène, mardi 10 octobre, l’Assemblée Nationale a voté en nouvelle lecture une proposition de loi visant à mieux protéger le droit à l’image des enfants face à l'exposition excessive auquel les soumettent certains parents sur les réseaux sociaux.
Ce que la loi Studer a changé
Trois ans après les premiers débats parlementaires autour de ce texte, la réponse du droit français est claire : l’image d’un enfant ne relève pas d’un simple choix familial.
La loi Studer a fait entrer explicitement la vie privée de l’enfant dans la définition de l’autorité parentale du code civil. Autrement dit, protéger son enfant ne signifie plus seulement veiller à sa sécurité, sa santé, son éducation ou sa moralité : cela implique aussi de respecter son intimité, y compris en ligne.
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Le texte précise également que les parents exercent ensemble le droit à l’image de leur enfant mineur. La publication d’une photo ou d’une vidéo ne devrait donc pas être décidée unilatéralement par un des deux parents, en particulier lorsqu’elle peut exposer durablement l’enfant sur les réseaux. La loi invite aussi les parents à associer l’enfant à la décision, en tenant compte de son âge et de son degré de maturité.
Concrètement, un parent peut encore publier une photo de son enfant mais en respectant certaines règles. La loi rappelle que l’enfant n’est pas une extension du profil numérique de ses parents. Il a des droits propres, même lorsqu’il est mineur.
Majorité numérique : où en est-on en 2026 ?
Depuis 2023, la France a inscrit dans la loi la majorité numérique. Elle est fixée à 15 ans pour l’inscription sur les réseaux sociaux. En dessous de cet âge, l’accord d’au moins un titulaire de l’autorité parentale est requis.
En 2026, le débat a franchi une nouvelle étape avec une proposition de loi visant à mieux protéger les mineurs face aux risques des réseaux sociaux. Le texte, encore en discussion parlementaire, prévoit notamment de restreindre davantage l’accès des moins de 15 ans à certaines plateformes et de mieux encadrer les usages des adolescents.
Pourquoi le sujet est encore plus sensible aujourd'hui ?
Avec l’essor de l’intelligence artificielle générative, une image publiée peut facilement être récupérée, modifiée, détournée ou utilisée pour créer de faux contenus.
Les risques d’usurpation d’identité, de deepfakes, ou de cyberharcèlement se sont renforcés. Les autorités spécialisées, dont l’Office des mineurs, alertent régulièrement sur la hausse des violences numériques visant les enfants et les adolescents. Une photo publique, associée à un prénom, une école, une localisation ou une habitude familiale, peut fournir des informations exploitables par des personnes malveillantes.
Que risque-t-on à publier des photos de ses enfants sur les réseaux sociaux ?
Alors qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux ont remplacé les albums photos, quelques précautions s’imposent. On fait le point avec notre DigiCoach, Vanessa Lalo.
Avant de publier, la première chose à faire est de demander à votre enfant s'il est d’accord et s'assurer que le contenu ne soit pas problématique. Il convient donc d'éviter les photos partiellement dénudées, en maillot de bain, en situation de vulnérabilité, de colère, de maladie ou de honte. Par ailleurs, il est également recommandé de désactiver la géolocalisation, de vérifier régulièrement les paramètres de confidentialité et de demander à l’entourage — grands-parents, proches, amis — de ne pas publier d’images sans accord. Et lorsqu’un enfant demande le retrait d’une photo, cette demande doit être entendue.
Que faire en cas de problème ?
Si une photo ou une vidéo pose malgré tout problème, il est possible d'en demander la suppression à la plateforme concernée.
En cas de cyberharcèlement, de chantage, de diffusion d’images intimes, de faux contenus générés par l'IA ou de menace, les familles peuvent contacter le 3018, le numéro national d’aide pour les jeunes victimes de violences numériques. Gratuit et confidentiel, il permet d’être accompagné, de signaler des contenus illicites et d’obtenir des conseils adaptés.
La CNIL dispose aussi de moyens d'action lorsqu’une demande d’effacement de données personnelles concernant un mineur reste sans réponse ou n’est pas exécutée.
Pour les situations les plus graves, il ne faut pas hésiter à signaler les faits aux autorités compétentes.
Et toi Orange tu fais quoi ?
Face à ces enjeux, Orange renforce depuis plusieurs années ses actions pour promouvoir un usage plus responsable du numérique, notamment à travers l’initiative For Good Connections.
Cet engagement passe également par des ateliers de sensibilisation, des ressources pédagogiques, et des collaborations avec des acteurs spécialisés comme e-Enfance / 3018 et Internet Sans Crainte.
En 2025, Orange a aussi annoncé, en partenariat avec l’Institut de l’Engagement, le lancement d’un Brevet de citoyenneté digitale destiné aux 12-15 ans. Cette formation gratuite vise à aider les jeunes à comprendre les algorithmes, les données personnelles, les fausses informations, les mécanismes de manipulation, la santé mentale en ligne et les bons réflexes sur les réseaux sociaux.
Tout au long de l’année, nous menons des actions concrètes contre le cyberharcèlement auprès des jeunes. Nous animons des ateliers dans les collèges et lors de manifestations culturelles, sociales et sportives comme avec la Fédération Française de Football. Près de 700 000 enfants ont ainsi déjà été sensibilisés.
Pour les parents, nous proposons des ateliers gratuits pour accompagner son enfant et mieux comprendre les usages numériques des adolescents sur simple inscription.