Trottinette, vélo électrique : tout ce qu’il faut savoir pour réussir son road trip à deux roues

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Assis dans un champ ou dans un café pendant les quelques minutes de pause, des voyageurs en mode “cyclo trip” nous ont livré leurs meilleurs conseils pour réussir son périple à vélo électrique ou à trottinette.

« A bicycleeetteuuuh ». Depuis les années Yves Montant, les Français continuent de partir à l’aventure à vélo… électrique. Ou tout autre deux roues de mobilité douce, comme Trott-man dont on pourrait penser que le surnom vient de sa passion pour la trottinette électrique. Mais c’est en suivant Catherine Trautmann, ex-maire de Strasbourg et candidate pour un troisième mandat aux municipales 2020, que Michaël Vieira a trouvé cette idée. Le 12 juillet dernier, il s’est lancé dans une folle aventure : 4 000 km à travers la France en trottinette électrique. Exit les autoroutes, le pilote sillonne les départementales à l’aide de son bolide de 150 km d’autonomie. 

Comme lui, ils sont une poignée à se lancer sur les routes en mode tout électrique ou presque. Clément, 30 ans, est monté sur son vélo électrique. Pour lui, c’est carrément un rite estival. Chaque année, il parcourt l’Europe. Et cet été, il rempile pour 1 700 km à travers la France. Mathieu, lui, a décidé de pédaler et a enfourché son deux roues sur un coup de tête depuis Paris, direction Lyon. 

Et tous, pour documenter leur aventure, emmènent à leur bord leur attirail numérique : caméra, appareil photo, téléphone, ordinateur…  Mais s’embarquer dans une aventure non motorisée demande une bonne dose d’imagination, d’organisation et surtout d’énergie pour alimenter tous ces appareils… 

 

« On s’est retrouvés en rade de batterie à 100 km de Berlin »

classique, comme chez soi. Sauf que, taper aux portes ou interpeller les gens dans la rue n’est pas toujours simple, et le succès n’est pas toujours au rendez-vous. Dans ce cas, le cycliste se tourne vers les lieux publics : mairie, salle polyvalente, gare, ou tout endroit qui pourrait être équipé de prises électriques accessibles à tous. 

Outre le courant, il faut aussi être équipé en câbles. « J’ai embarqué une multiprise avec deux ports USB supplémentaires. Et c’est suffisant. Avec une seule multiprise, je peux recharger 6 [appareils] via USB », détaille Michaël Vieira. Le sportif explique que la batterie de sa trottinette se recharge en vingt heures, mais il a réussi à accélérer le processus : « Avec un chargeur rapide, j’ai besoin de 5h00 pour passer de 0 à 100% », explique-t-il. 

« Je recharge dans les cafés, mais c’est très vite une galère », explique Matthieu qui, lui aussi, a fait le choix de sonner aux portes pour passer la nuit. Sa solution de repli ? Un panneau solaire pour charger sa batterie externe pendant qu’il pédale. Positionné sur son sac à dos, le panneau solaire permet une charge complète de sa batterie externe pour alimenter un smartphone et un appareil photo. 

Clément préfère jouer la sécurité en passant la nuit à l’hôtel. Les deux premiers jours de son trip, il réserve à l’avance sa chambre sur Internet, puis au jour le jour pour le reste du voyage, toujours via une appli de réservation. « L’idée est de ne pas avoir à chercher une prise », explique le cycliste. Les voyages moins organisés, il a déjà donné : « Il y a quelques années, on s’est retrouvés en rade de batterie à 100 km de Berlin. Il a fait nuit très vite. C’était la galère. »

Les applis qui voyagent avec vous

Pour éviter les galères, les cyclistes ont plus d’une appli dans leur smartphone. L’application GPS favorite de Trott-man s’appelle Bikemap. « Elle calcule [l’itinéraire] comme si on roulait à 25km/h et prend en compte les pauses et les temps de recharge », explique-t-il. Durant ses pauses, il en profite pour faire des stories sur sa deuxième application préférée, Instagram, et des plans vidéos pour alimenter ses vlogs. 

Matthieu s’appuie aussi sur Bikemap pour s’orienter bien que progressivement, son attention se porte vers Strava. Prisée par les joggeurs et les cyclistes, l’appli enregistre les performances des sportifs et permet de “maintenir un rythme” selon Clément, adepte du voyage à deux roues depuis 5 ans. « Imaginons qu’il y ait 150 km à faire pour atteindre le point du soir. En rentrant l’itinéraire, l’application indiquera la vitesse moyenne à garder pour arriver à l’heure », précise-t-il. Dénivelé, rythme cardiaque, distance… 

Tout bon road-trip qui se respecte s’accompagne de musique. Trott-man a trouvé la solution pour allier sécurité et plaisir d’écoute. Car, on le rappelle, il est interdit de rouler avec des écouteurs, sous peine de prendre 135€ d’amende ou, pire, d’avoir un accident. « J’avais un casque Bluetooth qui se met sur les épaules, pas sur les oreilles et ça permet d’entendre ce qu’il se passe autour de nous et en même temps d’entendre la musique. »