Les conseils qui marchent pour rester optimiste durant le deuxième mois de confinement

#restonsconnectes Santé

Bien s'informer en se tenant à l'écart du flux anxiogène des fake news, gérer son rapport au temps, rester connecté aux autres : autant de facteurs qui nous rendent plus optimistes

Photo by Sai De Silva on Unsplash
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Sommaire

Nous serons donc confinés a minima, jusqu’au 11 mai. Un nouveau mois à tenir. 

Pour l’instant, on s’envoie des photos, on peaufine le télétravail, on tente de faire bonne figure, on fait les parents modèles, on applaudit le personnel soignant à la fenêtre, on pense aux personnes isolées… On apprivoise cette mise à distance inédite. Mais tandis que le confinement dure, les risques de psychoter sont importants et déjà mesurés dans une étude récente, publiée dans The Lancet, qui a révélé que les personnes ayant vécu une quarantaine présentent parfois des symptômes du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), allant de la confusion à la colère. Pendant l’épidémie de SRAS, Rima Styra, professeur de psychiatrie, et sa collègue de l’université de Toronto Laura Hawryluck, professeur de médecine des soins intensifs ont constaté que presque un tiers des personnes mises en quarantaine présentaient des symptômes dépressifs après leur isolement. Alors voici quelques conseils pour prendre soin de sa santé dès maintenant en gérant 

1/ Le rapport aux informations

2/ Le rapport au temps

3/ Le rapport aux autres

4/ Le rapport à son corps

 

S'informer (mais pas trop) et avec des sources sures diminue l'anxiété

 

 

 

Alors bizarrement, même si les infos paraissent angoissantes, il est important de BIEN s’informer. « Notre étude a vraiment mis en évidence l’importance d’informations fiables et cohérentes et de mises à jour afin que les gens puissent comprendre ce que nous savons, ce que nous ne savons pas et comment nous essayons de combler cet écart », écrivent les chercheurs spécialistes de la quarantaine dans  Quartz.

Suivre les informations essentielles, l’avancée de la recherche et les annonces des autorités est une bonne routine à mettre en place.

Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il faut écumer l’ensemble des sites Web possibles et imaginables. Mieux vaut s’en tenir aux médias de référence et avec modération. Trop d’informations peut en effet générer de l’anxiété. D’autant que les fake news sont légions. Non, boire des boissons chaudes ne « neutralise » pas le coronavirus. Non, il n’est pas recommandé de se raser la barbe…. comme on a pu le lire dans des boucles de news envoyées sur Whatsapp. N’hésitez pas à consulter le petit guide des fake news, proposé entre autres par les décodeurs du Monde,  la plateforme collaborative qui traque les infox HoaxBuster.com et privilégier les sources ministérielles.

 

 

Gérer son temps, pour retrouver un sentiment de contrôle

Photo by Ricardo Gomez Angel on Unsplash

 

 

Pour ne pas sombrer dans le pessimisme ou l’impression de ne plus rien contrôler, on profite de cette slow life pour mettre de l’ordre dans sa vie. Et réaliser tout ce que l’on a voulu faire sans jamais avoir le temps. Il y a dans ce ralentissement imposé, la possibilité d’une réflexion. « Moi j’ai compris que j’allais quitter Paris », nous a écrit une avocate d’affaires. « Mais au delà des bilans, pour mettre sa vie à jour sans avoir l’impression de dériver dans l’Atlantique, mieux vaut se bâtir un solide emploi du temps. Une façon de reprendre le contrôle…

« Le sentiment de contrôle de sa vie est un facteur important de bien-être », précise Claudia Senik, une économiste du bonheur, oui, qui travaille depuis des années sur ce qui rend les gens heureux. Alors dans cette période inédite, il est important de « s’inventer ses propres rituels ». De profiter, si on peut, de ne plus être dans la routine métro, boulot, dodo, pour repenser ses priorités. « C’est lorsqu’on arrive à se fixer ses propres buts que l’on atteint un état “autotélique”, selon Mihaly Csikszentmihalyi qui nomme cet état de bien-être, le flow. » ( On en profite pour devenir nous aussi spécialistes du bonheur ;-). 

« Il faut choisir un projet adapté à ses possibilités, car il ne faut pas se mettre en échec, être en situation de faire des efforts payants, est une source majeure de bonheur », détaille l’économiste. Donc décider d’apprendre l’espagnol pendant le confinement, c’est possible. Devenir Picasso, moins !

Certains investissent la lecture avec l’ambition de relire enfin l’intégrale de Proust ou le magnifique livre de Emmanuel Carrère, Limonov alors que le héros bien réel vient de s’éteindre. Et tout ce qui demande un effort, une progression, s’avère finalement plus réconfortant assure Claudia Senik que le divertissement éphémère. D’autres misent sur le ménage, qui donne des résultats visibles…

 

 

Rester connecté au groupe : pour être ensemble, même de loin

Les temps de crise révèlent aussi des vocations et des solidarités. On se téléphone, on se visiophone, et on essaie de garder du collectif, même isolés. Les initiatives ont fleuri en France comme en Italie et en Espagne, pour se retrouver, soit aux fenêtres, soit en ligne.

Participer aux rituels comme les applaudissements pour le personnel soignant à 20h00 alimente un sens du collectif.

Les groupes whatsapp fleurissent. « C’est comme une bande de potes » raconte Laurence, qui a du fermer son salon de coiffure et trouve dans « des échanges souvent drôles, une bouffée d’air ».

Partout des initiatives fleurissent pour se retrouver pour un apéro sur ZOOM, sur Skype et sur toutes les applications de visioconférence. Les Japonais ont même donné un nom à cette nouvelle habitude : l’on-nomi (l’online drinking)… Bien Vivre le Digital a testé l’apéro en ligne, cela ressemble à une grande tablée entre copains, on se parle de tout et de rien, beaucoup de confinement, mais aussi de ses sentiments… Et l’on repart plus léger.

Car parmi les critères de bonheur qui émergent de toutes les enquêtes mondiales dont le World happiness report, les liens sociaux sont essentiels. On a besoin des autres, de leur regard, de leur soutien. Ce qui explique l’incroyable créativité des internautes, pour créer du collectif, à distance. 

Nous avons rassemblé des moments émouvants en Italie, en Espagne, en France, où les gens tentent de partager, un concert, un cours de gym collectif depuis les balcons, ou encore l’anniversaire d’une dame âgée à retrouver dans notre #journalduconfinement vu du Web 

 

 

 

Bouger, bouger, bouger, même le ménage compte

Il faut à tout prix bouger. A votre manière, mais bougez ! Car l’activité physique est nécessaire à l’équilibre mental. Une étude publiée dans The Lancet a montré que le sport rendait plus heureux que l’argent.

D’une part les mouvements physiques favoriseraient la relaxation musculaire et la libération de messages neuronaux stimulants, avec un sentiment d’accomplissement et de récompense. Sachez, vu la situation, que les travaux ménagers rentrent aussi en compte dans cette escalade au bonheur. Au total, le bien-être procuré par ces activités serait aussi bénéfique que de gagner 25.000 dollars de plus par an tout en étant inactif, selon Madame Figaro

 

 

Ici, 7 minutes d’exercices à faire en famille, s’il y a besoin de défouler toute la maisonnée

 

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