Comment être sûr(e) que votre vie privée le reste ?

Publié le : 01-11-2017

#conseilsetastuces Sécurité

Anthony Tran by Unsplash
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https://youtube.com/watch?v=c_BhRqKr7XQ

Comme 83 % des Français1, vous êtes sans doute inscrit(e) sur un ou plusieurs réseaux sociaux. Ces outils numériques très pratiques ont révolutionné notre façon de communiquer. Mais ils nous conduisent aussi parfois à une exposition un peu trop importante de notre vie privée. Découvrez comment retrouver le contrôle grâce à la méthode « P-R-I-V-E »..

“P”, comme jeter un coup d’oeil aux paramètres 

Commencez par définir qui a accès à vos publications. Tous les réseaux sociaux offrent des options de confidentialité permettant de ne partager vos informations qu’avec les contacts que vous avez acceptés ou un petit nombre d’amis sélectionnés au préalable. 

Sur Instagram, il vous suffit de cliquer sur le logo en forme de molette pour accéder aux paramètres et de sélectionner le petit cadenas pour passer en compte privé. Cet ajustement, permettra uniquement à vos abonnées de voir vos photos et vos vidéos. Vous pouvez également affiner cette privatisation en plaçant des filtres pour restreindre commentaires, comptes, tags ou encore mentions.

Sur Twitter, rendez-vous sur la page « réglages et confidentialité » puis sélectionnez la rubrique « confidentialité et sécurité ». Ici vous pourrez ainsi protéger vos Tweets en ne les montrant qu’aux utilisateurs vous suivant. Pratique.

“R”, comme respect et réserve

Réfléchissez deux fois avant de poster un message ou un commentaire. Ne publiez pas de photos gênantes de vous-même ou de votre entourage : leur diffusion pourrait vous échapper. Sachez que le code pénal défend aujourd’hui les droits des usagers d’Internet et sanctionne ce non respect du consentement à la diffusion d’images qui pourraient être compromettantes et mener à des formes de harcèlement notamment chez une population jeune : « Est puni des mêmes peines le fait, en l’absence d’accord de la personne pour la diffusion, de porter à la connaissance du public ou d’un tiers tout enregistrement ou tout document portant sur des paroles ou des images présentant un caractère sexuel, obtenu, avec le consentement exprès ou présumé de la personne ou par elle-même, à l’aide de l’un des actes prévus à l’article 226-1″

Rappelez-vous aussi que le partage de certaines informations peut avoir des conséquences que vous n’auriez peut-être pas imaginé : vous ne voulez peut-être pas qu’un futur employeur vous voit sous un mauvais jour ou qu’un cambrioleur sache que vous allez passer le mois à venir sur une plage à l’autre bout du monde. Pensez par exemple à limiter ou empêcher les tags et les notifications à votre attention sur une photo ou un statut.

“I”, comme faire marcher son imagination

Préférez l’utilisation d’un pseudonyme à votre nom. Vous pouvez même faire preuve d’inventivité en choisissant un identifiant différent pour chaque service : par exemple, un pseudo évoquant votre principal sujet d’intérêt pour Twitter, un surnom pour un site de petites annonces… Bien évidemment, sur des plateformes telles que LinkedIn pour la recherche d’emploi, exit le pseudonyme.

 “V”, comme effectuer une vérification

Pensez à contrôler régulièrement votre « e-réputation ». Pour cela, saisissez plusieurs combinaisons de mots dans votre moteur de recherche : votre nom + Facebook, votre nom + le nom de votre entreprise… Cela vous donnera l’occasion de faire le ménage dans ce que vous avez posté dans le passé et de supprimer les comptes dont vous ne vous servez plus. 

Vous pourrez aussi en profiter pour demander l’effacement des informations que vous voulez mettre aux oubliettes du Net, qu’elles aient été publiées par vous ou par d’autres personnes. Il existe deux principaux moyens de supprimer ces contenus à votre demande comme l’indique la CNIL ( Commission nationale de l’informatique et des libertés) : 

  • Le droit à l’opposition : La publication de votre nom, numéro, adresse, photo sur Internet peut faire l’objet d’une demande de suppression sous un motif légitime tel que l’atteinte à la vie privée ou bien une mise en danger de votre personne par la publication de ces informations. Contactez directement le responsable du site comme l’indique la Commission : « Le responsable du site a un mois pour répondre à votre demande. Passé ce délai, vous pouvez adresser une plainte à la CNIL. Joignez à votre plainte une copie du courrier que vous avez adressé au responsable du site et de sa réponse éventuelle ».  
  • Le déréférencement : vous apparaissez sur une page web dans les moteurs de recherche et vous ne le désirez pas, vous pouvez demander à faire supprimer cette dernière : « Pour cela, vous devez faire une demande auprès de chaque moteur de recherche. Les deux principaux moteurs, Google et Bing, mettent à votre disposition un formulaire en ligne », précise la CNIL.

“E” comme donner l’exemple

C’est bien connu, les petits veulent tout faire comme les grandes personnes. Alors aidez-les à construire un usage d’Internet et des réseaux sociaux en toute sécurité pour éviter par exemple les rencontres malveillantes. 

En ce sens, il est également important d’éviter de poster des contenus montrant vos enfants pour protéger leur propre droit à la « vie privée ». Une nécessité quand on sait qu’environ 84 % des enfants âgés de 2 ans ou moins ont une empreinte numérique et certains avant même leur naissance comme le rapporte une analyse canadienne du Business Wire. Alors pour partager les clichés du petit dernier à toute la famille et non au monde entier, on zappe Instagram et on fait le transfert par des applications sécurisées à l’image de Family Place ou d’Albums.

Astuce : pour partager des photos et vous organiser en famille, vous pouvez opter pour des sites « privés » comme Family Place dont la version Premium est offerte aux clients Orange Open.

Pour aller plus loin :



[1] Baromètre générique sur les pratiques numériques et la maîtrise des données personnelles – Médiamétrie (2016)