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On parle beaucoup des écrans… mais pas de la même chose
Dans 95% des foyers interrogés, parents et enfants disent échanger sur le numérique, au moins de temps en temps. Pour les adultes, ces discussions sont jugées plutôt faciles à mener et portent largement sur les risques, les règles de bon usage et les contenus choquants.
Du côté des enfants, le ressenti est plus nuancé : ils confirment parler des dangers, mais décrivent des échanges plus ponctuels, souvent vécus comme des rappels à l’ordre plutôt que comme un vrai dialogue.
68% des enfants considèrent que le contrôle parental est une « bonne chose », et 67% approuvent l’idée d’une école sans téléphone.
Les chiffres du baromètre montrent aussi un décalage sur la fréquence de certains sujets : 35% des parents estiment aborder « souvent » les règles de bon usage des écrans, contre 25% des enfants.
Même écart pour les contenus inappropriés ou choquants, beaucoup plus présents dans le récit des parents que dans celui des jeunes. Ce malentendu alimente un paradoxe : les adultes ont le sentiment de beaucoup parler… là où les enfants ont le sentiment d’être surtout « cadrés ».
Les enfants ne refusent pas le cadre, ils veulent participer
Le baromètre le confirme : la majorité des enfants ne sont pas opposés à l’idée d’être encadrés. 68% considèrent que le contrôle parental est une « bonne chose », et 67% approuvent l’idée d’une école sans téléphone. L’adhésion est encore plus forte en primaire, où la protection est perçue comme rassurante.
Mais cette acceptation coexiste avec une demande claire de co‑construction des règles. 38% des enfants aimeraient décider des règles ensemble avec leurs parents, 22% souhaiteraient qu’on leur explique davantage le « pourquoi » des règles, 36% demandent plus de liberté et 27% moins de surveillance.
38% des enfants aimeraient décider des règles ensemble avec leurs parents (...) et 27% moins de surveillance.
Mais cette acceptation coexiste avec une demande claire de co‑construction des règles. 38% des enfants aimeraient décider des règles ensemble avec leurs parents, 22% souhaiteraient qu’on leur explique davantage le « pourquoi » des règles, 36% demandent plus de liberté et 27% moins de surveillance.
Autrement dit, ce qui est contesté n’est pas le principe du cadre, mais la manière dont il est posé : un « contrat » décidé unilatéralement a plus de chances de générer des tensions qu’un cadre discuté et ajusté en commun.
Contrôle parental : un outil efficace… mais jamais suffisant sans dialogue
Côté parents, le contrôle parental est déjà largement installé : 68% déclarent y avoir recours au moins sur un écran de l’enfant.
90% le jugent efficace pour limiter l’accès à des contenus inappropriés et 88% pour réguler le temps d’écran, tout en le considérant utile seulement s’il s’inscrit dans un ensemble plus large de règles et de dialogue.
46% des parents qui n’installent pas de contrôle parental évoquent la volonté de privilégier le dialogue plutôt que le contrôle.
Le baromètre rappelle aussi ses limites : seul un tiers des foyers équipés le déploient sur l’ensemble des écrans du foyer, et plus de la moitié des parents reconnaissent qu’il reste facilement contournable par les enfants.
Parmi ceux qui n’en installent pas, la première raison avancée n’est pas la défiance envers la technologie, mais la volonté de privilégier le dialogue plutôt que le contrôle (46%). D’où l’enjeu : ne pas opposer « conversation » et « contrôle parental », mais combiner les deux dans un même cadre éducatif.
Vers un « contrat numérique familial » : décider les règles ensemble
Les données du baromètre plaident pour une évolution du contrôle parental vers un véritable « contrat numérique familial ».
Dans 90% des foyers qui ont fixé des règles, les parents disent déjà discuter au moins d’un aspect de ces règles avec leurs enfants (durée d’utilisation, contenus, moments autorisés, usage seul ou non).
Pourtant, les attentes exprimées par les jeunes montrent qu’ils souhaitent aller plus loin dans la co‑décision, notamment à l’adolescence.
Concrètement, ce contrat peut s’appuyer sur quelques principes :
- Préparer la discussion en expliquant les enjeux (sommeil, attention, exposition à des contenus choquants, cyberharcèlement) avec des exemples concrets adaptés à l’âge.
- Négocier des règles claires sur les moments (pas d’écran au dîner, avant de dormir), les lieux (chambre ou pièces communes), les usages (devoirs, jeux, réseaux sociaux) et les conséquences en cas de dépassement.
- Paramétrer ensemble le contrôle parental : montrer ce qui est filtré, pourquoi, et comment l’outil peut évoluer avec l’âge (desserrer certains réglages, en renforcer d’autres).
Et toi Orange tu fais quoi ?
Pour accompagner les parents dans le dialogue avec leur enfant et les aider à faire face aux évolutions technologiques du numérique, Orange propose un large panel de solutions :
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