Conférence : « Comment l’open innovation porte la transformation »

Autonomie

Photo by Ali Shah Lakhani on Unsplash
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Orange et l’open innovation, notamment dans le domaine du handicap et de la Silver Economie: témoignage de François- René Germain, directeur de l’accessibilité du Groupe

Cette conférence organisée par Centrale Supélec Executive Education réunissait de nombreux acteurs de tous secteurs pour évoquer les bénéfices et les freins à l’open-innovation ou innovation dans un monde ouvert.

 

 

Pour certains comme Chesbrough, se lancer dans une stratégie d’open-innovation, c’est mettre en place un processus d’innovation en passant d’un modèle fermé à un modèle ouvert en exploitant les sources d’innovations disponibles dans son écosystème. Certains diront qu’il s’agit d’un échange de flux de savoirs : implication des clients, investissements à risques et prises de participations, ouverture de l’organisation et accès à une autre…D’autres diront que l’on passe d’une ère du capitalisme de l’innovation intensive en passant d’une innovation choisie à une innovation cherchée.

L’étude de CAP GEMINI réalisée à partir des grands groupes (2015) montre entre autre que 38 des 200 entreprises interviewées ont mis en œuvre des dispositifs très variés allant des laboratoires d’innovation internalisés ou externalisés dans des universités, des excubations pour collaborer avec les acteurs de l’innovation (collaboration avec des écoles)…En fait, la grande majorité des initiatives sont dans le domaine de l’industrie et des télécoms dans des lieux tels que la Silicon Valley, Londres, Singapour, Paris. L’Asie est très active voire dépasse l’Europe pour l’open innovation.

Les bénéfices sont nombreux : réduction des couts d’innovation, réduction des cycles de développement, intégration très en amont du client ou de l’usager dans la conception des nouveaux produits. Une vigilance est cependant recommandée :  au-delà de l’aspect communication, il est essentiel que les grands Groupes respectent le temps différent des start-up (Norbert Alter) et que les partenaires puissent avoir une vision commune et éviter le risque de cannibalisation de la start-up par le grand partenaire. La gestion de la propriété intellectuelle et de la valeur associée au projet de partenariat fait partie des points à privilégier.

La matinale était dense avec de nombreux intervenants dont François René Germain, directeur de l’accessibilité du Groupe Orange qui a mis en évidence l’intérêt de la stratégie open- innovation pour Orange et notamment dans le domaine du handicap et de la Silver Economie en soulignant les engagements éthiques du Groupe dans les relations avec les partenaires quel que soit le pays où le Groupe est acteur. Ce fut l’occasion de présenter les initiatives d’Orange mais aussi d’illustrer pour l’accessibilité l’intérêt d’une telle démarche en particulier pour répondre aux besoins des personnes handicapées et âgées.