Objets connectés : et mes données personnelles ?

Objets connectés, domotique, quantified self, e-santé, … avec la multiplication des smartphones, il est aujourd’hui devenu possible de contrôler sa maison à distance (domotique), mesurer et suivre l’évolution de son programme sportif ou de son régime (quantified self/e-santé) ou même de suivre la croissance de ses plantes...  Petit tour d’horizon de ce que permettent les objets connectés tout en protégeant ses données personnelles.

 

 

Un objet connecté : qu’est-ce que c’est ?

 

 

On parle d’objets connectés pour définir des objets classiques dont l’ajout d’une connexion Internet a permis d’y apporter un supplément de fonctionnalité, d’information ou d’interaction avec son environnement. Voici quelques exemples : les montres connectées permettent de recevoir des appels et SMS, les frigos connectés gèrent votre stock d’aliments à votre place et peuvent vous informer lorqu’il n’y a plus votre yaourt préféré, les jouets connectés comme les poupées ou peluches répondent aux questions de votre enfant…

 

Aujourd'hui, selon l'IDATE (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe), 15 milliards d'objets sont connectés ; 80 milliards le seront en 2020. Tous ces objets ont pour objectif de nous faciliter la vie et utilisent pour certains un grand nombre de nos données personnelles.

 

 

 

Pourquoi dois-je veiller à la protection de mes données personnelles ?

 

 

Imaginons que vous utilisez une application « santé » pour suivre un traitement. Cette application va vous envoyer des notifications aux heures de prise de médicament, vous demander de rentrer des paramètres tels que votre tension, votre poids… Le risque serait que le développeur de l’application se fasse pirater ses données et qu’elles deviennent publiques.

Si vous êtes un adepte du running, vous pouvez également suivre tous vos exploits sportifs grâce à une montre ou des baskets connectées par exemple. Cependant il faut garder en tête que ces objets utilisent la géolocalisation qui permet de suivre tous vos déplacements et de les partager sur les réseaux sociaux. Si une personne mal intentionnée constate justement que vous n’êtes pas chez vous et réussit à obtenir le code de votre application de domotique, la sécurité de votre maison sera compromise.

 

Cependant, comme l’explique Guillaume Seligmann, avocat et spécialiste des nouvelles technologies : "il y a un grand nombre d'applications qui n'ont pas besoin de données personnelles pour fonctionner. Elles ont besoin de données, qui peuvent être générées par les activités d'une personne, mais  pas forcément associées ou liées à une personne identifiable ».

Pour en savoir plus sur les données personnelles, consultez les articles de la rubrique Mes données mon identité.

 

 

Comment limiter la diffusion de mes données personnelles ?

 

 

Heureusement, la législation prévoit une protection des données personnelles et il est également possible de prendre quelques précautions simples pour protéger ses données. Il suffit parfois de prendre le temps de comprendre et paramétrer un objet connecté en prenant soin de vérifier que les paramétrages par défaut vous conviennent. Vous pouvez par exemple couper la géolocalisation de votre application de running, ne pas partager toutes vos données sur les réseaux sociaux ou encore consulter sur les forums les avis sur les applications que vous souhaitez télécharger.

 

La CNIL (Comissions Nationale de l'Informatique et des Libertés) propose les recommandations suivantes :

  • -  utiliser si possible un pseudonyme pour partager ses données
  • -  ne pas automatiser le partage des données vers d’autres services (notamment vers les réseaux sociaux) et publier les données qu’en direction de cercles de confiance
  • -  effacer ou récupérer les données lorsqu’un service n’est plus utilisé (pour ce faire, supprimer l’application ne suffit pas, il faut également envoyer un mail au contact indiqué dans les paramètres de l’application)
  • -  utiliser un mot de passe sûr : retrouvez dans cet article comment créer un mot de passe sûr

 

Sources : les numériques.com, Journal du Net et la CNIL